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Publicité des professions réglementées en Tunisie : les règles

Publicité des professions réglementées en Tunisie : les textes qui s'appliquent, ce que chaque ordre décide, et ce que vous pouvez faire sans publicité.

Mis à jour le 21 septembre 2026 Lecture : 17 min
Plaque professionnelle en laiton vissée sur le mur d'entrée d'un immeuble

Réponse rapide. En Tunisie, aucune loi générale n'interdit à un professionnel d'exister en ligne. Deux niveaux de règles s'appliquent. La loi n° 98-40 du 2 juin 1998 encadre toute publicité commerciale et impose de pouvoir prouver ses allégations. Votre ordre professionnel fixe ensuite vos propres règles. Vérifiez auprès de votre ordre avant toute campagne.

Vous voyez des confrères sponsoriser des publications et vous vous demandez si c'est permis, ce que vous risquez, et ce que vous pouvez faire à la place. La question revient dans tous les cabinets, sans réponse écrite facile à trouver.

Cette page nomme les textes tunisiens disponibles, avec leur numéro, leur date et la source consultée. Là où aucun texte vérifiable n'existe, elle le dit et renvoie à l'ordre concerné plutôt que d'inventer une règle.

Quand la mise en oeuvre dépasse vos moyens internes, une agence qui gère publicité, réseaux sociaux et site web construit la présence sans décider à la place de votre ordre.

Ce que « profession réglementée » change pour votre communication

Une profession réglementée obéit à deux corps de règles en même temps. Le droit commun de la publicité, qui s'applique à tout annonceur. Et les règles propres à la profession, fixées et interprétées par son ordre.

Une profession réglementée est une profession dont l'accès et l'exercice sont encadrés par un texte et contrôlés par un ordre ou un conseil. La seconde couche de règles est la plus restrictive, et elle n'est pas publiée au même endroit que la première.

Recueil de textes juridiques ouvert et annoté posé sur une table avec des lunettes

L'ordre des couches compte. Le droit commun s'applique d'abord. Les règles de l'ordre viennent ensuite et tranchent, y compris sur ce que la loi générale ne dit pas.

Huit professions sont principalement concernées en Tunisie, chacune avec son instance.

  • Médecins : Conseil national de l'ordre des médecins de Tunisie.
  • Chirurgiens-dentistes : Conseil national de l'ordre des médecins dentistes de Tunisie.
  • Pharmaciens : Conseil national de l'ordre des pharmaciens de Tunisie.
  • Avocats : Ordre national des avocats de Tunisie.
  • Experts-comptables : Ordre des experts-comptables de Tunisie.
  • Architectes : Ordre des architectes de Tunisie.
  • Notaires : Chambre nationale des notaires de Tunisie.
  • Vétérinaires : Conseil national de l'ordre des vétérinaires de Tunisie.

Cet article nomme les textes disponibles et leurs sources. Il ne remplace pas l'avis de votre ordre ni celui d'un conseil juridique. Aucune phrase de cette page n'autorise une publication : elle indique où la règle se trouve et qui la tranche.

Une distinction résout l'essentiel de la confusion. Informer n'est pas faire de la publicité. La publicité reçoit une définition légale précise, citée dans la section suivante, et cette définition est plus large que ce que la plupart des professionnels imaginent.

Deux sujets restent hors de cette page : les règles d'affichage sur la plaque professionnelle et les mentions du papier à en-tête. Elles relèvent de chaque ordre.

Aucun guide tunisien ne couvre ce sujet à ce jour, et la seule source locale trouvée lors de la préparation de cette page était un article de presse. Le cadre général de la communication d'entreprise, lui, tient dans les fondamentaux du marketing digital.

Le socle commun : la loi n° 98-40 du 2 juin 1998

Cette loi encadre les techniques de vente et la publicité commerciale en Tunisie. Elle définit la publicité, interdit certaines annonces et impose à l'annonceur de pouvoir prouver ce qu'il avance. Elle s'applique à un cabinet comme à un commerce.

Article Ce qu'il dit Ce que cela implique pour un cabinet
35 Définit la publicité commerciale Une publication à but indirect de promotion entre dans le champ
36 Interdit la publicité pour une activité non autorisée ou un produit interdit Un service non autorisé ne se promeut pas, même indirectement
37 Impose à l'annonceur de prouver ses allégations Un taux de réussite ou un classement doit être opposable

L'article 35 de la loi n° 98-40 du 2 juin 1998 a été consulté le 20 septembre 2026. Il définit la publicité comme « toute communication ayant un but direct ou indirect de promouvoir la vente de produits ou de services ».

Deux mots de cette définition font tout le travail. « Indirect » fait entrer dans le champ des publications qui ne ressemblent pas à des annonces. « Services » y fait entrer les prestations intellectuelles, donc les cabinets.

L'article 36 interdit notamment toute publicité portant sur une activité non autorisée ou sur des produits dont la commercialisation est interdite. La formulation lue sur la source s'arrête là, et cette page ne l'étend pas.

L'article 37 est la règle la plus utile pour un professionnel. Il impose à l'annonceur d'être en mesure de prouver l'exactitude des allégations, indications ou présentations annoncées.

En pratique, cela écarte plusieurs formulations courantes. Un taux de réussite sans dossier opposable, un classement dont la méthode n'est pas publiée. Un « meilleur » ou un « numéro un » que rien ne documente.

Pour les professions qui vendent aussi des produits, les articles 21 à 24 de la même loi encadrent les annonces de réduction de prix. Ils imposent notamment le double affichage et un contenu obligatoire de l'annonce.

Cette couche n'est pas la plus stricte. Les guides français sur la publicité des professions libérales décrivent un autre pays et ne sont pas transposables ici. La couche décisive reste celle de votre ordre.

Santé : médecins, dentistes, pharmaciens et cliniques

La santé est le secteur le plus encadré. Pour les médicaments, la loi n° 73-55 du 3 août 1973 sur les professions pharmaceutiques soumet la publicité à une autorisation préalable du ministère de la Santé. Pour l'exercice lui-même, les règles viennent de votre ordre.

Croix verte de pharmacie fixée en façade, vue de trois quarts contre le ciel

Selon les sources disponibles, les articles 40 et 43 de la loi n° 73-55 du 3 août 1973 encadrent la publicité pharmaceutique et imposent cette autorisation préalable. Le texte officiel n'était pas lisible en ligne le 20 septembre 2026, donc vérifiez la formulation exacte auprès du conseil de l'ordre concerné.

En 2013, le ministère de la Santé a publiquement mis en garde contre la publicité non autorisée pour les médicaments, selon la presse tunisienne. L'avertissement visait les médias et les devantures de pharmacies.

Sur la déontologie, cette page s'arrête. Les règles de communication des médecins et des chirurgiens-dentistes relèvent du Conseil national de l'ordre des médecins de Tunisie et du Conseil national de l'ordre des médecins dentistes de Tunisie. Aucun texte de déontologie n'est cité ici : vérifiez auprès de votre ordre.

Le livrable de cette section est la liste des questions à poser par écrit à votre ordre.

  1. Puis-je ouvrir une page au nom du cabinet ?
  2. Puis-je publier des photos du plateau technique et des locaux ?
  3. Puis-je citer mes diplômes, mes titres et mes spécialités ?
  4. Puis-je répondre publiquement à un avis déposé en ligne ?
  5. Puis-je sponsoriser une publication, et sous quelle forme ?
  6. Puis-je apparaître dans un annuaire payant ?

Deux cas fréquents se traitent sans citer de déontologie. Un témoignage de patient publié engage à la fois la preuve, au sens de l'article 37, et le secret professionnel. Une image avant et après est une présentation au même sens, donc soumise à la même charge de preuve.

Les patients vérifient un praticien sur Google et par le bouche-à-oreille. Une présence neutre et informative fait donc l'essentiel du travail, comme le détaille la section consacrée à ce qui reste ouvert.

Les praticiens y retrouvent les mêmes contraintes de preuve que celles posées pour la présence d'un cabinet dentaire. Construire cette vitrine neutre est exactement ce que couvre un site dentaire, sans promesse de résultat.

Pharmacies et parapharmacies

Une distinction commande toute la section. La publicité pour un médicament et la communication d'une officine ne sont pas la même chose, et seule la première est visée par le texte cité plus haut.

Le principe de l'autorisation préalable vaut pour la publicité des médicaments, selon les sources citées plus haut. Il ne se déduit pas : il se vérifie auprès de l'ordre.

Le cas des parapharmacies se pose comme une question à l'ordre plutôt que comme une règle acquise. Les produits concernés ne relèvent pas tous du même régime.

Si des produits sont vendus avec réduction, les articles 21 à 24 de la loi n° 98-40 s'appliquent comme pour tout commerce.

Un site adapté à votre métier

Nous partons de vos contraintes de métier, pas d'un gabarit commun à tous les secteurs.

Droit et chiffre : avocats, experts-comptables, architectes, notaires

Pour ces professions, aucun texte général consultable ne fixe le détail de ce qui est permis en ligne. Les règles viennent de l'ordre. Vérifiez auprès de votre ordre avant toute campagne.

Salle d'attente vide avec trois chaises alignées et des revues posées sur une table basse

Quatre instances fixent ces règles : l'Ordre national des avocats de Tunisie, l'Ordre des experts-comptables de Tunisie, l'Ordre des architectes de Tunisie et la Chambre nationale des notaires de Tunisie.

Un point commun s'applique néanmoins. L'article 37 de la loi n° 98-40 vise tout annonceur, donc une allégation de résultat, de taux de réussite ou de classement doit pouvoir être prouvée.

La difficulté pratique n'est pas la publicité évidente, c'est la zone intermédiaire. Le tableau suivant la présente comme un dégradé, de l'information pure vers la promotion.

Publication Ce qu'elle fait Où elle se situe
Fiche d'établissement avec adresse et horaires Rend le cabinet trouvable Information
Article expliquant une procédure ou un délai Répond à une question générale Information
Publication annonçant un recrutement Décrit la vie du cabinet Information, à confirmer auprès de l'ordre
Publication vantant un résultat obtenu Met en avant une performance Promotion, charge de preuve
Annonce sponsorisée promettant une issue Promeut un service payant Promotion, tranchée par l'ordre

Là où le dégradé bascule, c'est l'ordre qui tranche, pas cette page et pas votre confrère.

Une limite précède toute question publicitaire. Citer un dossier, même anonymisé, expose le secret professionnel. La prudence commande de ne rien publier qui permette une identification, directe ou par recoupement.

Pour les experts-comptables et les architectes, la prescription et la recommandation restent le canal principal. Une page professionnelle sert donc d'abord à être vérifiable par un prospect qui a déjà entendu votre nom, ce que couvre un site d'expertise comptable.

Six questions se posent à l'ordre, par écrit, avant toute action.

  1. Puis-je ouvrir une page au nom du cabinet ?
  2. Puis-je publier des articles juridiques ou techniques signés ?
  3. Puis-je figurer dans un annuaire professionnel, gratuit ou payant ?
  4. Puis-je sponsoriser une publication informative ?
  5. Puis-je acheter mon propre nom en référencement payant ?
  6. Puis-je mentionner mes domaines d'intervention, et dans quels termes ?

Ce corpus déontologique n'est pas facilement consultable en ligne, et c'est le constat local de cette page.

Les mêmes arbitrages de forme se posent pour l'image d'un cabinet d'avocat, où la retenue reste la règle. Une vitrine sobre et vérifiable est précisément ce que vise un site de cabinet juridique, monté sans argument commercial.

Les secteurs où la publicité est interdite ou fortement restreinte

Quatre familles sortent du champ ordinaire : le tabac, visé par la loi n° 98-17 du 23 février 1998. L'alcool, les armes et la voyance sont interdits de publicité à la radio et à la télévision privées. Les produits dont la commercialisation est interdite ferment la liste.

Famille Texte Portée Ce que le texte n'atteint pas
Tabac Loi n° 98-17 du 23 février 1998, article 4 Propagande ou publicité par quelque moyen que ce soit Formulation lue via un extrait, à vérifier
Alcool, armes, voyance Décision HAICA n° 2014-2, article 54 Radio et télévision privées sous licence Les plateformes en ligne
Produits interdits Loi n° 98-40, article 36 Toute publicité commerciale Les produits simplement encadrés
Médicaments Loi n° 73-55, articles 40 et 43 Publicité soumise à autorisation préalable La communication générale d'une officine

La décision de la HAICA n° 2014-2 du 5 mars 2014, consultée le 20 septembre 2026, porte cahier des charges de la télévision privée.

Son article 54 interdit la publicité pour le tabac, les boissons alcoolisées, les armes, les produits interdits par la loi, l'ésotérisme et la voyance. La décision n° 2014-1 fait de même pour la radio.

La portée de ces cahiers des charges doit être dite honnêtement. Ils visent la radio et la télévision sous licence, pas les plateformes en ligne. Aucun texte général interdisant la publicité en ligne pour l'alcool n'a été trouvé, donc le mot juste est « fortement restreinte » et cette page ne conclut pas.

Le même cahier des charges montre l'étroitesse du cadre audiovisuel. Son article 49 limite la publicité à huit minutes par heure, portées à douze minutes par heure pendant le Ramadan.

Une seconde couche, distincte de la loi, s'ajoute en ligne. Meta et Google appliquent leurs propres politiques publicitaires, qui peuvent refuser un secteur pourtant autorisé localement. Un refus répété expose le compte publicitaire, et le recours suit alors la procédure prévue pour un compte Meta restreint.

Pour ces secteurs, la présence organique et l'information remplacent la publicité.

Ce que vous pouvez faire sans faire de publicité

Informer, être trouvable et être vérifiable ne relèvent pas de la promotion commerciale. Une fiche d'établissement exacte, un site sobre, des horaires à jour et des contenus explicatifs construisent une visibilité durable. Vérifiez la forme auprès de votre ordre avant de publier.

Écriteau d'horaires d'ouverture accroché derrière une porte vitrée donnant sur la rue
  • La fiche d'établissement Google. Adresse, horaires, téléphone et photos du lieu. C'est le levier le plus utile et le moins discuté, et sa procédure de validation est documentée en français, ce qui lève un obstacle pratique.
  • Un site sobre et complet. Qui vous êtes, où vous êtes, quand vous recevez, comment on prend rendez-vous, et quelles informations pratiques évitent un appel au patient ou au client.
  • Le contenu explicatif. Expliquer une procédure, un délai, un document à apporter. C'est de l'information, à la condition de ne promettre aucun résultat.
  • Les avis, traités avec prudence. Une réponse publique peut toucher au secret professionnel. Posez la question à l'ordre, car la mécanique des avis Google d'un commerce suppose une réponse publique.
  • La notoriété par la régularité. Un nom vu souvent se retient mieux qu'un nom vu fort, méthode détaillée dans développer votre notoriété sans publicité.
  • Le recrutement et la vie du cabinet. Ces sujets sont rarement contestés, ce qui ne dispense pas de les confirmer auprès de votre ordre.

Ce qui reste interdit quoi qu'il arrive. Toute publication qui promet un résultat devient une allégation au sens de l'article 37 et doit pouvoir être prouvée. Toute publication qui permet d'identifier un patient ou un client expose le secret professionnel, avant même la question publicitaire.

Pour la partie technique, la création de votre site couvre le site sobre décrit plus haut. Pour la régularité des publications, l'animation des pages répond au problème de temps plutôt qu'à celui de la règle.

Les données de vos patients et de vos clients

Un fichier de patients ou de clients est un traitement de données personnelles. La loi organique n° 2004-63 du 27 juillet 2004 exige un consentement exprès et écrit. Le consentement donné pour une finalité ne vaut pas pour une autre.

Article Ce qu'il dit Ce que cela change pour un cabinet
27 Le traitement suppose le consentement exprès et écrit de la personne Un fichier constitué sans écrit pose problème
30 Le consentement vaut pour la forme et la finalité déterminées Un numéro donné pour un rendez-vous n'autorise pas un message promotionnel
50 Encadre la communication de données vers un pays étranger Un outil étranger recevant une liste pose une question à instruire avant

Ces trois articles ont été lus sur le texte de la loi organique n° 2004-63, consulté le 20 septembre 2026. L'article 50 interdit notamment le transfert de données lorsqu'il peut porter atteinte à la sécurité publique ou aux intérêts vitaux de la Tunisie.

Le secret professionnel relève de votre profession et s'ajoute à cette loi sans la remplacer. Vérifiez auprès de votre ordre la façon dont il s'articule avec vos obligations de conservation.

Trois habitudes tiennent la ligne au quotidien.

  1. N'importez jamais une liste de patients ou de clients dans un outil publicitaire.
  2. Ne publiez jamais une capture de message contenant un nom, un numéro ou un détail identifiant.
  3. Séparez le fichier de rendez-vous de toute liste de diffusion, physiquement et dans les accès.

L'Instance nationale des télécommunications a lancé le 29 novembre 2018 le service « SMS Stop » au numéro court 85300. Il permet à un abonné de se désinscrire des SMS commerciaux. La pratique complète est décrite dans recueillir et conserver le consentement.

Influenceurs, partenariats et témoignages

Faire relayer votre cabinet par un créateur de contenu ne change pas la règle. C'est une communication à but indirect de promotion, donc une publicité au sens de la loi n° 98-40. Un projet de loi sur l'encadrement du marketing sur les réseaux sociaux est par ailleurs à l'étude.

Le raisonnement tient aux mots de l'article 35, cité plus haut : « but direct ou indirect ». Ce qui vous est interdit en direct vous reste donc interdit par l'intermédiaire d'un tiers.

La proposition de loi n° 042/2024 relative à l'organisation de l'exercice des activités de marketing et de promotion sur les sites électroniques et les réseaux sociaux est à l'examen. Une journée d'étude s'est tenue à l'Assemblée le 29 avril 2026. Elle n'est pas adoptée.

Trois cas concrets se traitent avec la même règle.

  • Le relais par un créateur de contenu. Publicité à but indirect, donc soumise à l'article 37 et à la règle de votre ordre.
  • Le témoignage de patient ou de client. Présentation au sens de l'article 37, doublée d'une question de secret professionnel. À soumettre à l'ordre.
  • L'annuaire payant ou le classement des meilleurs. En acceptant d'y figurer, vous devenez l'annonceur d'une allégation. Demandez la méthode du classement par écrit avant d'accepter.

Ces listes payantes circulent localement et constituent le piège le plus fréquent. Le contrat, la rémunération et la mention du partenariat se règlent avec un créateur de contenu rémunéré, par écrit.

Ce qu'il faut vérifier avant de publier

Sept contrôles précèdent toute publication. La règle de votre ordre, la preuve de ce que vous annoncez, l'absence de données personnelles. Puis le secteur concerné, la politique de la plateforme, la nature informative du message et la trace écrite de la vérification.

  • Vérifiez auprès de votre ordre. C'est la seule source qui tranche pour votre profession, et une réponse écrite vous protège.
  • Vérifiez que vous pouvez prouver chaque affirmation. L'article 37 de la loi n° 98-40 impose à l'annonceur de pouvoir prouver l'exactitude de ses allégations.
  • Vérifiez qu'aucune donnée personnelle n'apparaît. Un nom, un numéro, une capture de message ou une photo identifiante relèvent de la loi organique n° 2004-63.
  • Vérifiez que votre secteur n'est pas visé par une interdiction. Tabac, alcool, armes et voyance relèvent de textes spécifiques.
  • Vérifiez la politique de la plateforme. Un contenu licite localement peut être refusé par Meta ou par Google, et un refus répété expose le compte.
  • Vérifiez que la publication informe plutôt qu'elle ne promet. Dès qu'un résultat est annoncé, vous entrez dans le champ de la preuve.
  • Gardez une trace. Datez la version publiée, conservez la source de chaque chiffre et la réponse écrite de votre ordre.
  • Ne reprenez pas un classement payant sans preuve. La méthode doit vous être communiquée avant votre accord.
  • Ne répondez pas publiquement à un avis sans avoir posé la question du secret. La réponse la plus naturelle est parfois celle qui en dit trop.

En résumé

Deux couches de règles se superposent, et celle de votre ordre prime en pratique. Le droit commun fixe le socle, l'ordre décide de la forme.

La loi n° 98-40 impose à tout annonceur de pouvoir prouver ce qu'il annonce. Cette règle unique écarte la plupart des formulations risquées, avant même toute question déontologique.

La publicité pour les médicaments suppose une autorisation préalable du ministère de la Santé, selon les sources disponibles. La communication générale d'une officine relève d'un autre régime, à vérifier auprès de l'ordre.

Informer, être trouvable et être vérifiable reste ouvert et suffit souvent. Une fiche exacte, un site sobre et des contenus explicatifs font l'essentiel du travail.

Vérifiez auprès de votre ordre, et gardez la réponse par écrit. Les contraintes propres à chaque profession sont rassemblées dans les repères par métier.

Questions fréquentes

Un médecin peut-il faire de la publicité en Tunisie ?
Les règles de communication des médecins sont fixées par leur ordre, et c'est auprès de lui qu'il faut vérifier. La loi n° 98-40 s'applique par ailleurs à tout annonceur. Aucun article de déontologie n'est cité ici.
Un avocat peut-il sponsoriser une publication ?
La question relève de l'Ordre national des avocats de Tunisie, qu'il faut interroger avant toute campagne. L'article 37 de la loi n° 98-40 impose par ailleurs de pouvoir prouver toute allégation. Cette page ne conclut pas à la place de l'ordre.
Une pharmacie peut-elle faire de la publicité ?
La publicité pour un médicament suppose une autorisation préalable du ministère de la Santé. Selon les sources disponibles, la loi n° 73-55 du 3 août 1973 encadre ce point à ses articles 40 et 43. Vérifiez auprès du conseil de l'ordre concerné.
Puis-je publier des témoignages de patients ou de clients ?
Un témoignage est une présentation au sens de l'article 37 et doit donc pouvoir être prouvé. Il touche en outre au secret professionnel de votre profession. Posez la question à votre ordre avant toute publication.
Puis-je apparaître dans un classement des meilleurs cabinets ?
Dès que vous acceptez d'y figurer, vous devenez l'annonceur d'une allégation qu'il faudra prouver. Demandez la méthode du classement par écrit avant d'accepter. L'article 37 de la loi n° 98-40 reste la règle applicable.
Puis-je envoyer un rappel de rendez-vous par SMS ?
Un rappel de rendez-vous et un message commercial ne se traitent pas de la même façon. L'article 30 de la loi organique n° 2004-63 précise que le consentement vaut pour la finalité déterminée. L'article sur le consentement détaille la pratique.
Que puis-je faire si la publicité m'est fermée ?
Beaucoup de choses : une fiche d'établissement exacte, un site sobre, des horaires à jour et des contenus explicatifs. Ces leviers construisent une visibilité durable sans promesse de résultat. Faites valider la forme par votre ordre.
Quand faire appel à une agence pour une profession réglementée ?
Quand la règle de votre ordre est connue mais que sa mise en oeuvre demande du temps. Une agence prend alors en charge la présence informative, le site et la régularité. Aucun prestataire ne peut promettre un résultat.

Un site adapté à votre métier

Nous partons de vos contraintes de métier, pas d'un gabarit commun à tous les secteurs.